Dr. Toth

Dr. Attila Toth

En 1982, le Docteur Attila Toth, du Laboratoire MacLeod de l’Université Cornell (New-York), publia un travail intéressant sur l’utilisation des antibiotiques dans le traitement du Syndrome Prémenstruel. Il compara deux groupes de 15 femmes avec un SPM diagnostiqué. Le premier groupe a été traité avec de la Doxycycline durant 1 mois; le second a reçu un placebo. Les patientes ont fait une autoévaluation de leurs symptômes en utilisant des échelles visuelles analogiques (EVA) et un questionnaire sur la menstruation. Les symptômes du premier groupe se sont améliorés d’une manière objectivement supérieure au second groupe. Afin de reconfirmer ce phénomène, le groupe Placebo a été traité postérieurement avec Doxycycline. Reproduisant ainsi la différence observée initialement entre les deux groupes. Etant donné que le suivi de cette étude couvrait une période de 6 mois, ont pouvait constater que l’amélioration n’était pas dépendante de la présence d’antibiotique, et qu’elle s’installait de façon permanente.

Bertone-Johnson

Dra. E. Bertone-Johnson

Bien que le Dr. Toth, tenant en compte le caractère cyclique de la maladie, ait interprété les résultats comme une possible infection ovarienne altérant les phases endométriales, il lui a été impossible d’en approcher le mécanisme physiopathologique. A cet égard, les travaux sur le champ des médiateurs inflammatoires sont la clef. De nombreuses maladies et symptômes ont été observés à partir de ce nouveau point de vue, comme la dépression, la calvitie, la migraine et d’autres encore. En juin 2014, le travail de la doctore Elizabeth Bertone-Johnson, de l’Université de Amherts (Massachusetts), fut le premier à lier les cytokines inflammatoires au Syndrome Prémenstruel.

Ces mêmes études, bien qu’ayant plusieurs années d’intervalle, rejoignent la vision empirique et déductive du travail du Dr. Lolas Talhami, qui soutient l’origine infectieuse-inflammatoire de la maladie, principalement au niveau utérin et mais aussi de tous les organes et tissus pelviens associés à l’appareil reproducteur féminin. Ainsi, la maladie inflammatoire pelvienne de faible niveau, pourrait être un autre foyer de symptomatologie prémenstruelle qui expliquerait l’échec de l’hystérectomie avec double annexectomie pratiquée parfois comme traitement au Syndrome.

Quoi qu’il en soit, même si les causes et la physiopathologie de cette maladie complexe restent encore à éclaircir, la science se rapproche chaque jour un peu plus de sa compréhension et des types de traitement.