Nous avons eu connaissance, il y a quelques mois, d’une nouvelle vision diagnostique et thérapeutique du Syndrome Prémenstruel (SPM), découverte et appliquée par le Dr. Jorge Lolas. Depuis, nous reconsidérons les réflexions sur la lombalgie, cervicalgie et en général, la douleur de dos chez la femme. Bien évidemment, nous tenons en compte les notions traditionnelles et notre expérience acquise tout au long de ces années, qui nous permettent de diagnostiquer et traiter la problématique vertébrale lorsque qu’il y a une pathologie curable. Mais combien de femmes vont consulter pour des douleurs lombaires, des dorsalgies et cervicalgies chroniques sans substrat pathologique évident dans les examens diagnostiques? Combien d’entre-elles, avec multiples douleurs ont un diagnostique de fibromyalgie? Pourquoi autant de femmes sont hypersensibles au tact, à tel point qu’une poignée de mains affectueuse déclenche une douleur? Bien-sûr, certains hommes aussi sont concernés, mais la balance penche excessivement du côté des femmes. Cela pourrait éventuellement s’expliquer par un développement musculaire moins important ou une vulnérabilité face au stress lié aux problèmes familiaux ou professionnels…mais nous sommes certainement en train d’enlever de l’importance à d’autres traitements pathologiques, car ils sont encore inconnus jusque là.

Dolor LumbarL’un des symptômes les plus ambigus du SPM est la douleur lombaire. Il s’agit avec certitude d’une variante de dysménorrhée ou règles douloureuses qui au lieu de se ressentir au niveau du bassin, se prolonge jusqu’aux reins. Les patientes font appel au gynécologue parce qu’elles la considèrent comme faisant partie de la période prémenstruelle, au début du moins, mais lorsque le gynécologue ne trouve rien (ce qui arrive souvent), ils les envoie chez un spécialiste de la colonne vertébrale, chez qui, sauf exception, rien ne sera détecté. Cas non résolu…

Il y a un autre contexte, très fréquent, celui de la cervicalgie chronique de type contracture,  souvent rebelle face à tous types de traitements. Dans les cas les plus graves, on retrouve la classique douleur au simple touché de peau. Et face à ces situation extrêmes, il est évident que l’on se trouve devant autre chose qu’une simple affection musculaire. Cela pourrait s’expliquer par la diminution du seuil de perception de la douleur, c’est-à-dire, une augmentation pathologique de la réponse des récepteurs cutanés et myofasciales de la douleur et des tensions.

ÚteroPourquoi il y a-t-il une diminution du seuil de perception de la douleur? Plusieurs raisons, entre autres le facteur psychogène, auquel il a été donné une grande importance jusqu’à ce jour. Mais il y a de nombreux  médiateurs inflammatoires modifiant ce paramètre. Lorsque nous parlons des femmes et prenons en compte la théorie du Dr. Lolas, le facteur entraînant cette hypersensibilité à la douleur, jamais tenu en compte auparavant, est l’augmentation des prostaglandines circulantes. D’où proviennent autant de prostaglandines? Un col de l’utérus enflammé est une incroyable usine à prostaglandines générant un contexte inflammatoire et hyperalgésique dans tout l’organisme, sans compter les nombreux changements comme les neuropsychiatriques. Il est curieux de constater que chaque réaction inflammatoire du corps a un traitement. Pourquoi la cervicite (inflammation du col de l’utérus) est-elle l’unique inflammation de l’organisme a laquelle les médecins accordent si peu d’importance?

A partir d’aujourd’hui, nous devons considérer l’inflammation du cervix (col de l’utérus), comme une nouvelle cause possible de la douleur de dos (et d’autres symptômes). Heureusement il y a un traitement.