La migraine est un des symptômes du Syndrome Prémenstruel les plus invalidants. Dans les cas les plus graves, souvent rebelles au traitement, la femme se voit obligée d’abandonner ses devoirs familiaux, sociaux et professionnels, pour garder le repos dans le silence et l’obscurité.

Les mécanismes biochimiques de la migraine ont fait l’objet de bon nombre d’investigations. De nombreuses substances connues interviennent lors de son apparition: histamine, interleukine, protaglandines, sérotonine, facteur d’activation des plaquettes et de nombreux récepteurs intra-cellulaires tant au niveau des vaisseaux du cerveau que dans les noyaux cérébraux comme le complexe trigéminal. Même si l’on connait certains de ces facteurs, ont ne connait pas vraiment le mécanisme déclencheur en rapport avec la douleur (dans le cas où il s’agisse d’un seul mécanisme); encore moins si ceux-ci sont fabriqués dans tout l’organisme ou s’il existe des foyers de production et quelle en est la raison. Ce qui est certain, c’est que toutes ces substances ont un point commun, elles font partie du « PROCESSUS DE L’INFLAMMATION ».

Il y a actuellement un grand intérêt scientifique à mettre en relation les marqueurs inflammatoires, comme ceux cités plus haut, avec différentes maladies, dont certaines apparemment éloignées du processus inflammatoire, comme la dépression. Plusieurs essais démontrent un lien manifeste entre dépression et marqueurs inflammatoires, mais personne n’avait étudié la relation entre Syndrome Prémenstruel et inflammation, jusqu’en juillet dernier. La professeure Bertone-Johnson de l’Université de Amherst-Massachusetts, a dirigé une vaste étude prospective, qui, pour la première fois met en rapport plusieurs interleukines avec la gravité du Syndrome Prémenstruel, tant au niveau des symptômes physiques qu’affectifs.

Par ailleurs, d’autres groupes d’études, comme celui de Maria Antonova de l’Université de Copenhague, ont largement étudié la relation entre prostaglandines et migraines, trouvant ainsi une relation directe avec les prostaglandines qui produisent les vasodilatations, donc la migraine; les non-vasodilatatrices ne la déclenchant pas.

Toutes ces recherches donnent à penser que l’hypothèse inflammatoire du Dr. Lolas sur le syndrome prémenstruel est plus cohérente que l’hypothèse de l’hormone classique. Considérant, de plus, que l’on a jamais trouvé de dérèglements dans le schéma hormonal des patientes avec le syndrome prémenstruel.

Autre constatation pleine d’espoir: si l’on désactive la source principale des cytokines inflammatoires durant la période prémenstruelle du cycle, les symptômes disparaîtraient. C’est ce qui arrive lorsque l’on traite l’utérus comme un organe enflammé (selon la thèse du Dr. Lolas), faisant disparaître ainsi non seulement la symptomatologie physique, mais aussi psychique. Dans le cas de la migraine, il s’agit d’un des premiers symptômes à disparaître avec le traitement.

Dès la première séance de traitement, quelque chose a commencé à changer; et avec la seconde, non seulement je me sentais beaucoup mieux, sinon qu’en plus ma famille me trouvait différente.M.F.L. Juillet, 2014